UN SARREGUEMINOIS

JEAN-PIERRE BACHASSON, COMTE DE MONTALIVET

En fait, Jean-Pierre Bachasson est né le 5 juillet 1766 à Neukirch, à deux kilomètres de Sarreguemines à l’époque (Neukirch sera rattachée à Sarreguemines le 1er janvier 1964, un quartier de Sarreguemines désormais). Son père, maréchal de camp, commandait la place forte de Sarreguemines. Le jeune Bachasson se destinait à la carrière des armes par tradition familiale et recevra une formation militaire à l’École royale de Tournon.

Les origines de la famille Bachasson viennent du Dauphiné, il est le fils de Charles-Victor de Bachasson, seigneur de Montalivet et de Marthe Starot de Saint-Germain.

LA FAMILLE BACHASSON À CHEVAL DANS LES RUES DE SARREGUEMINES

Sa première affectation sera comme cadet au régiment de hussards Royal-Nassau, puis comme lieutenant en second au régiment de dragons de La Rochefoucauld. En 1779, il demande un congé pour faire des études de droit à l’université de Valence. Il devient conseiller au parlement de Valence. C’est à ce moment-là qu’il fait la connaissance de Napoléon Bonaparte, encore officier subalterne. Ils se lient d’amitié, Napoléon s’en souviendra plus tard.

Lors de la journée des Tuiles, le 7 juin 1788, à Grenoble, Jean-Pierre Bachasson fait partie des conseillers rebelles, il est exilé dans sa terre de Montalivet.

La journée des Tuiles est une émeute populaire et la première journée prérévolutionnaire française. Le peuple se soulève contre les troupes royales venues exiler le Parlement du Dauphiné, grimpant sur les toits pour lancer des tuiles sur les soldats. Le roi Louis XVI voulait limiter les pouvoirs des parlements locaux via les réformes de Lamoignon.

Partisan de la monarchie constitutionnelle, il reste modéré au cours de la Révolution. Après l’avènement de la République en 1792, puis de la Terreur en 1793, il repart aux armées pour échapper à la Terreur.

Après le coup d’État du 18 Brumaire, Bonaparte devenu Premier Consul, le nomme en avril 1801 préfet de la Manche où il réussit parfaitement, puis le 31 mars 1804, préfet de la Seine-et-Oise. Dès lors, il acquiert la réputation d’un préfet actif et intègre. Conseiller d’État, il, est directeur de la Légion d’Honneur. Le 5 mai 1806, il, est nommé à la direction générale des Ponts et Chaussées.

Le 1er octobre 1809, il est ministre de l’Intérieur et gère administrativement un Empire de 120 départements. Il seconde parfaitement les idées de l’Empereur sur les voies de communications, la construction des ponts et l’aménagement des ports. Il s’occupe également de l’embellissement de Paris (début de la construction de l’Arc de Triomphe, le Palais Brongniart, la Madeleine et surtout le développement du réseau des égouts et la création de nombreuses fontaines publiques. Il est associé à tous les grands travaux de l’époque, canal de l’Ourcq, les percées alpines comme la route du Mont-Cenis qui va faciliter le passage des armées vers l’Italie ainsi que le commerce.

Escalier en spirale dans les piliers de l’Arc. 240 marches mènent au Musée. 284 marches mènent à la terrasse. Pose de la première pierre le 15 août 1806.
Vue du bassin de l’Ourcq en 1809
En 1837, La Madeleine a failli devenir la première gare ferroviaire de Paris.

Le col du Mont Cenis

Après l’abdication de Napoléon en mars 1814, il est nommé secrétaire du Conseil de régence. Il se retire dans son hôtel Lambert au retour de Louis XVIII. Pendant les Cent-Jours (mars-juin 1815), il est nommé intendant général de kla couronne et pair de France.  Après Waterloo (juin1815) et la défaite définitive de Napoléon, il revient à la vie privé. Il est exclu de la Chambre des pairs. Louis XVIII le réintègre en 1819.

Le 22 janvier 1823, Jean-Pierre Bachasson comte de Montalivet, meurt au château de Lagrange-Montalivet.

De son union avec Adélaïde Starot de Saint-Germain, naissent :

      • Charles (1798-1807)
      • Simon (1799-1823) second comte de Montalivet
      • Camille (1801-1880) troisième comte de Montalivet
      • Pierre (1803-1817
      • Joséphine (1806-1852)
      • Charles (1810-1832)

Le titre de comte est toujours porté.