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La retraite de Jacky - Jacky HeimCeci est mon premier site internet. Il s’adresse à tous ceux qui me connaissent, famille, amis, collègues d’hier et rencontres d’aujourd’hui. C’est « l’histoire d’un mec… ». Soixante ans… La retraite. C’est un nouveau voyage mais vers un autre monde.

C’est fou ce que cela change dans la vie de tous les jours. Rythmes différents dans tous les domaines et beaucoup de temps morts pour celui, ou celle, qui n’a pas préparé ce moment important. Une des rares choses qui reste immuable ; le J.T. de vingt heures à la télé. C’est peu.

Ce qui change également, et de beaucoup pour les gens de ma condition, ce sont les revenus. En effet, dès que l’heure de la retraite a sonné, 50% (environ) des revenus s’évaporent, disparaissent. C’est la sanction pour tous ceux qui ont eu la mauvaise idée de survivre jusqu’à cet âge-là. Les syndicalistes qui ont leurs cotisations à jour nous disent que c’est un acquis social. C’est sans doute vrai pour celui qui a eu une situation professionnelle élevée ; le smicard est probablement d’un autre avis. Un P.D.G. d’une multinationale à la retraite, payera le pot de yaourt au même prix que l’O.S. de chez Renault. Pourtant ce sont deux retraités. L’O.S. aura une marge de manœuvre très réduite pour survivre, tandis que le P.D.G., même si le fisc lui ponctionne la moitié de sa retraite, pourra partir, chaque été, sur l’île Maurice. Je comprends parfaitement que notre société est faite de dirigeants et d’exécutants ; c’est la règle du système que nous avons adopté, mais je trouve que les écarts sont trop importants.

Au temps de mon activité, je pestais contre les « vieux » qui faisaient les courses le samedi et qui bloquaient la caisse (et la caissière) en donnant un avis sur chaque produit et sur son prix. La cerise sur le gâteau venait au moment du paiement… en espèces… en cherchant « l’appoint » au fond du porte-monnaie. Ceux qui ont connu la guerre n’ont pas intégré « l’argent plastique » (carte bancaire) comme ils disent. Bien souvent, je soupçonnais ces mêmes « vieux » de passer deux heures dans les rayons afin de choisir des produits dont le code-barres avait disparu… Ont-ils vraiment besoin de ce foutu pot de confiture « light »… ? Ils ont tous les jours de la semaine, et pourtant, ils viennent pourrir la vie des travailleurs, le samedi, seul jour possible pour faire les courses hebdomadaires. J’ai par conséquent mis sur mon planning de retraité : jeudi = supermarché. Il faut proscrire également le mercredi car c’est le jour des mamans qui gardent les petits. N’ayant plus d’enfants d’âge scolaire, j’avais zappé ce phénomène du mercredi.

Donc, me voici retraité avec de nouveaux problèmes, en tout cas, différents de ceux de ma vie antérieure. Il faut réfléchir, en couple, comment gérer ce nouveau statut et surtout ne pas avoir de problèmes avec notre banquier. Il faut le dire sans ambages, le passage de la vie active à la vie de retraité est quand même un petit choc. Même si certains râleurs, hurlent depuis l’âge de cinquante ans : « Vivement la retraite ». Ils feront comme les copains. Pour compenser la perte de revenu, une solution se présente à nous ; s’expatrier au Maroc. Aussitôt dit, aussitôt fait. A 3h15 de Paris ou de Nice, les enfants n’ont jamais étaient si « près », et nous arrivons à survivre jusqu’au 30 de chaque mois sans problème avec en prime le soleil. Pendant que Claudine réalise ses sculptures de chat(s) et ses oeuvres picturales avec beaucoup de talent, j’ai terminé une saga historique allant de 1870 à 1962. Une « nouvelle » sur une couple en voyage de noces à Venise. Quelques pages sur l’histoire du Maroc, un fascicule touristique sur Taroudant… Bref ! J’ai enfin le temps d’écrire et de faire des recherches sur des sujets qui me passionnent. C’est le résultat de mes loisirs de retraité que je propose désormais sur la toile.

Bonne lecture et bon voyage.

ÇA C’ÉTAIT AVANT.

Janvier 2016.

Notre maison de M’Haïta est en vente depuis six mois. Un acheteur se présente… et achète. Tout se passe très rapidement ; pas de compromis de vente… directement chez le notaire. Un Français retraité qui s’installe à Taroudant et qui prend la suite dans notre « petit » 300 m². Le 14 janvier, tout est réglé.

Nous voici SDF. Heureusement, des amis nous hébergent. Je vais en France pour trouver un pied à terre. Trois voyages en voiture pour mettre au « chaud » nos archives familiales, la vaisselle sensible (faïencerie de Sarreguemines) et quelques livres précieux. Nous retrouvons Tourouzelle, dans l’Aude, où nous avons vécu 14 ans, qui va être notre première étape durant 1 mois 1/2 ; puis, une maison à Lézignan-Corbières (Aude) où nous emménageons le 15 mars. Le déménagement Taroudant-Lézignan va suivre.

Ça y est. Nous voici Lézignanais. Une nouvelle page va s’écrire et j’ouvre une rubrique « Corbières et Minervois » sur mon site. Histoire de faire connaître cette région à mes lecteurs.

À bientôt,

Jacky HEIM