APRÉS DEUX ANNÉES DE FOUILLES, LE TRÉSOR D’ALI BABA ENFIN RETROUVÉ

DANS LES MÉANDRES DE L’OUED OUAÂRR

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Après les grandes crues destructrices de 2009, les services de voiries de la municipalité de Taroudant avaient minutieusement inspecté les berges de l’Oued Ouaâr afin de déceler d’éventuelles faiblesses des rives et d’éviter ainsi de futurs éboulements dangereux pour la population.

Ô surprise ! A la sortie d’une fameuse grotte (dont nous tairons le nom et l’endroit précis) émergeait quelques poteries et autres mallettes, venant à fleur de la vase desséchée. L’une de ces poteries avait éclaté sous la pression des eaux et, dans la boue, quelques éclats brillants vont attirer le regard et la curiosité d’un ouvrier de la ville. Monsieur Brahim (x) venait de devenir le découvreur d’un trésor ancien et légendaire.

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Un éminent archéologue de Casablanca fut alors immédiatement dépêché sur place. Sa conclusion ôta tous les doutes des esprits. Il s’agissait bel et bien de pièce de monnaie très ancienne. Aussitôt le site fut délimité par un périmètre de sécurité et interdit d’accès. Le plus grand secret fut tenu aussi bien par les ouvriers de la municipalité que par les autorités locales.

Une étude détaillée vient enfin de paraître après trois campagnes de fouilles très discrètes ; 2010, 2011 et 2012. L’année 2013 a surtout été consacrée à l’étude des nombreux objets découverts. Le rapport des fouilles nous dévoile l’inventaire des découvertes, mais également une page de l’Histoire de notre région.

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Pièces en or et en argent

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Bijoux berbères

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Une des plus belles pièces, un ensemble de bijoux berbères en argent.

Ali Baba, légende ou vérité ? En tout cas, le trésor était bien là. Il devait être immense, car malgré la générosité d’Ali Baba envers les plus démunis, il en reste certainement encore quelque part dans l’Oued Ouaâr.

Il faut savoir toutefois que toutes fouilles sont interdites sans autorisation. Les sanctions peuvent aller jusqu’à la prison. L’appât du gain facile, au détriment du savoir et de la culture n’est pas une solution. L’Histoire est un bien commun qu’il faut partager.

NB   Il est envisagé de faire une exposition des objets découverts dans l’Oued Ouaâr au cours de l’année prochaine…