ELLES N’ÉTAIENT QUE SIX FEMMES “COMPAGNON DE LA LIBÉRATION”

Berty ALBRECHT (1893 – 1943)

Alias : Victoria

Berty Albrecht, Wild de son nom de jeune fille, est née le 15 février 1893 à Marseille dans une famille protestante d’origine suisse. Après des études classiques à Marseille puis à Lausanne, elle passe un diplôme d’infirmière en 1912. Elle part pour Londres à la veille de la Grande guerre où elle est surveillante dans un pensionnat de jeunes filles. Après le déclenchement des hostilités, elle retourne à Marseille comme infirmière dans les hôpitaux militaires.

Après l’armistice, elle épouse un banquier hollandais, Frédéric Albrecht et habite en Hollande puis à Londres à partir de 1924. Revenue à Paris en 1931, elle devient membre de la Ligue des droits de l’Homme, et crée, en 1933, une revue « Le problème sexuel » dans laquelle elle défend notamment le droit des femmes à l’avortement.

Après l’armistice de juin 1940, Berty Albrecht entre aux usines Fulmen à Vierzon et profite de cette situation, dès l’été 1940, pour faire passer la ligne de démarcation aux prisonniers évadés. Début 1941, elle commence à dactylographier les premiers bulletins de propagande du Mouvement de Libération National (MLN) créé par Henry Frenay. En décembre 1941, la fusion du MLN et du mouvement « Liberté » de François de Menthon, naît « Combat » qui se développe sous la direction d’Henry Frenay avec la participation active de Berty Albrecht. Les allers et venues dans les bureaux du Commissariat au chômage attirent l’attention de la police qui arrête Berty Albrecht une première fois à la mi-janvier 1942 ; relâchée au bout de trois jours, elle est rapidement contrainte à la démission de son poste. Arrêtée à son domicile fin avril 1942, elle est internée administrativement et arbitrairement à Vals-les-Bains en mai 1942 à la prison Saint-Joseph à Lyon et est condamnée à six mois de prison ferme.

L’invasion par les Allemands de la zone sud, le 11 novembre 1942, complique l’avenir des prisonniers politiques et résistants. Berty Albrecht décide alors de simuler la folie. Envoyée à l’asile psychiatrique de Bron le 28 novembre, elle est libérée par un coup de commando mené par André Bollier, la fille et le médecin traitant de Berty Albrecht. Refusant de partir pour l’Angleterre, elle reprend immédiatement ses activités clandestines.

Arrêtée une nouvelle fois à Macon le 28 mai 1943 par la Gestapo au cours d’un faux rendez-vous, elle est torturée et transférée à la prison de Monluc à Lyon puis à Fresnes où elle est incarcérée le 31 mai et placée dans une cellule du quartier des droits communs. Échappant ainsi à la surveillance réservée aux « politiques », elle se donne la mort par pendaison dans la nuit.

En mai 1945, son corps est retrouvé dans le jardin potager de Fresnes. Berty Albrecht est inhumée dans la crypte du Mémorial de la France combattante au Mont Valérien à Surennes.

Compagnon de la Libération par décret du 26 août 1943
Médaille Militaire
Croix de guerre 39/45 avec palme
Médaille de la Résistance Française avec rosette

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Laure DIEBOLD  (1915-1965)

Alias : Mona-Mado

Laure Diebold, de son de jeune fille Laure Mutschler, est née le 10 janvier 1915 à Erstein (Bas-Rhin).

Après l’armistice de 1940, elle reste en Alsace et rejoint une organisation de passeurs pour les prisonniers évadés. Repérée par l’occupant, elle quitte l’Alsace à la veille de Noël 1941 et parvient à Lyon cachée dans une locomotive. Elle y retrouve son fiancé, Eugène Diebold, prisonnier évadé, qui la fait embaucher comme secrétaire au service des réfugiés d’Alsace-Lorraine.

À partir de mai 1942, elle rejoint le réseau de renseignements « Mithridate » où, en qualité d’agent de liaison, elle recueille des informations qu’elle code avant de les passer à Londres. Elle est arrêtée une première fois le 18 juillet 1942 par la police judiciaire, deux jours avant son mari. N’ayant rien dit, ils sont relâchés le 24 juillet, faute de preuves. Elle se réfugie à Aix-les-Bains et passe dans la clandestinité totale sous le pseudonyme de « Mona ».

Mi-août 1942, elle rencontre Daniel Cordier, secrétaire de Jean Moulin. Engagée aux Forces Françaises Libres, immatriculée au bureau central de renseignements et d’action (BCRA) sous le nom de « Mado ». Elle est affectée aux services de Jean Moulin en qualité d’agent P2 avec le grade de lieutenant.

Fin mars 1943, sur décision de Jean Moulin qui souhaite installer ses services dans la capitale, elle s’installe à Paris avec Cordier et Limonti. Après l’arrestation de Jean Moulin, en juin 1943, elle reste à Paris et continue le même travail aux côtés de Claude Bouchinet-Serreulles et de Georges Bidault.

Elle, qui n’ignore rien de l’organisation de la Résistance, est à nouveau arrêtée en compagnie de son mari. Le 24 septembre, elle est conduite à Fresnes ; elle réussit à convaincre la Gestapo qu’elle n’a fait que servir de boîte aux lettres et échappe ainsi à la torture.

Le 17 janvier 1944, Laure Diebold est dirigée vers Sarrebruck puis internée à Strasbourg du 28 janvier au 13 juin 1944. Puis déportée au camp de Schirmeck, elle est internée successivement à Mulhouse, Berlin puis au camp de Ravensbrück. Transférée au kommando de Meuselwitz, qui dépend de Buchenwald puis, à partir du 6 octobre 1944, au kommando de Taucha.

Gravement malade et promise au four crématoire, elle est sauvée par un médecin tchèque du laboratoire du camp qui escamote sa fiche à deux reprises. Libérée en avril 1945 par les Américains, très affaiblie, elle arrive à Paris un mois plus tard et conduite à l’hôtel Lutatia. Elle a le bonheur d’y retrouver son mari, également de retour de déportation.

En dépit de sa mauvaise santé et des épreuves de la déportation, elle recommence à travailler. Laure Diebold meurt subitement le 17 octobre 1965 à Lyon, elle est inhumée en Alsace à Sainte-Marie-aux-Mines.

Chevalier de la Légion d’Honneur
Compagnon de la Libération par décret du 20 novembre 1944
Croix de guerre 39/45
Médaille de la Résistance Française avec rosette

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Marie HACKIN (1905-1941)

Marie Hackin, Parmentier de son nom de jeune fille, est née le 7 septembre 1905, à Rombas en Moselle annexée par l’Allemagne. Son père Jean Parmentier, luxembourgeois, y avait émigré en 1894 pour y trouver un emploi de chef de triage.

Marie, surnommé Ria, devient auditrice libre à l’École du Louvre à Paris et en septembre 1928, elle épouse Joseph Hackin, archéologue conservateur du Musée Guimet. Dès lors, elle sera étroitement et remarquablement associée aux recherches de son mari.

1929-1930, ce sera l’Afghanistan au sein de la Délégation archéologique française en Afghanistan. En 1930, elle s’installe à Tokyo où son mari dirige la Maison franco-japonaise. Joseph Hackin doit rejoindre la mission Citroën en Afghanistan (La Croisière jaune) en qualité d’archéologue. En 1931, elle revient à Paris pour quelques mois, avant de repartir pour Tokyo en 1932.

1934-1935, seconde mission de fouilles en Afghanistan pour le couple Hackin, c’est elle qui met à jour le « trésor de Begram » enfoui depuis le III° siècle.

1937, Ria film les sites archéologiques et les paysages afghans, film documentaire qu’elle présentera au Luxembourg le 14 novembre 1938 après avoir accompagné son mari pour une série de conférences, en Suède, à Berlin, puis à Amsterdam.

En septembre 1939, Joseph est mobilisé comme capitaine, puis comme commandant, attaché à la Légation de France à Kaboul. Refusant l’armistice, ils adressent le 5 juillet 1940, un message d’adhésion au général de Gaulle ? Ils vont quitter Bombay à destination de Londres où ils arrivent en octobre 1940.

Marie participe à la mise sur pied du Corps féminin de la France Libre dans lequel elle sert comme sous-lieutenant. Elle reçoit une formation militaire à l’OCTU (Officer Cadet Training Unit). Désignée pour accompagner son mari, chargé du Département des Affaires extérieures pour une longue mission en Asie, elle embarque le 20 février 1941. Le cargo qui les transporte, le « Jonathan Holt », est torpillé le 24 février et les époux Hackin disparaissent en mer. Entre l’Ècosse et les îles Féroé.

Compagnon de la Libération par décret du 13 mai 1941
Croix de guerre 39/45 avec palme
Médaille commémorative 39/45

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Simone MICHEL-LÉVY (1906-1945)

Alias : Emma, Françoise, Madame Royale, Mademoiselle Flaubert, Madame Bertrand.

Simone Michel-Levy est née le 19 janvier 1906 à Chaussin, dans le Jura.

Après le brevet élémentaire, elle déménage avec ses parents à Chauny, dans l’Aisne où elle entre à seize ans et demi dans l’administration des P.T.T.

En 1939, elle est contrôleur-rédacteur au département « communication » de la Direction des recherches et du technique, à Paris.

Dès l’armistice, elle s’élève contre la capitulation de la France et entre en résistance en décembre 1940. En 1941, elle participe à la création du réseau « Action P.T.T. ». Ce réseau a pour but, en profitant des possibilités professionnelles des P.T.T., d’étendre sur toute la France une ramification de cellules de renseignements et de transmissions. Simone met toute son énergie à développer un système de « boîtes aux lettres » pour les communications clandestines.

Sa fonction la conduit à se déplacer fréquemment pour organiser l’ « hébergement » des postes émetteurs, notamment dans le sud-ouest, en Bretagne et en Normandie. À Caen,  elle assure ainsi, fin janvier 1942, sous le pseudonyme de Madame Flaubert, la première liaison avec le groupe local de la Résistance P.T.T. à qui elle amène deux opérateurs radio équipés de leurs postes.

A l’automne 1942, le réseau « Action P.T.T. » entre en contact avec la « Confrérie Notre-Dame » (CND) du colonel Rémy et de l’ « organisation civile et militaire » (OCM) du colonel Touny. Simone met en place, gare de Lyon, une centrale permettant le transport de courrier clandestin et de postes émetteurs par voiture postale et sacs plombés.

Dès les premières heures du Service du Travail Obligatoire (STO), elle établit plus d’une centaine de cartes professionnelles P.T.T. à de jeunes réfractaires. En janvier 1943, devient agent P 1 (régulier), puis agent P 2 (permanent).

La trahison de « Tilden », chef-opérateur radio de la CND, est à l’origine du démantèlement de la CND. Au soir du 5 novembre 1943, « Emma » est appelée d’urgence par « Tilden » dans un café proche de son bureau. C’est un piège. Elle est immédiatement arrêtée et conduite 101 avenue Henri Martin dans les locaux des auxiliaires français de la Gestapo. Abominablement torturée, Simone ne parle pas et est livrée à la Gestapo de la rue de Saussaies. Internée à Fresnes puis au camp de Royallieu (Compiègne), Simone Michel-Levy quitte la gare de Compiègne le 31 janvier 1944 dans le convoi des « 27 000 ». Elle arrive le 3 février au camp de Ravensbrück où, pendant la quarantaine, elle aide une camarade musicienne à organiser une magnifique chorale. En avril 1944, elle est envoyée en Tchécoslovaquie pour travailler dans une usine de fabrication de munitions anti-aériennes. Elle y continue son action de résistance en sabotant les chaînes d’assemblages. Avec deux de ses camarades, elles arrivent à faire sauter la presse. Les trois femmes sont déplacées vers Berlin, à Flossenbürg. Les trois femmes sont,  dans un premier temps, sont condamnées à la bastonnade, sentence de 25 coups de bâtons, puis le 10 avril 1945, Simone Michel-Levy et ses deux camarades partent pour Flossenbürg où elles sont pendues le 13 avril, dix jours avant la libération du camp.

Chevalier de la Légion d’Honneur
Compagnon de la Libération, décret du 26 septembre 1945
Croix de guerre 39/45 avec palme
Médaille de la Résistance française
Médaille de la Déportation et de l’internement pour fait de Résistance

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Marcelle HENRY (1895-1945)

Marcelle Henry est née le 7 septembre 1895 à Angers. Après des études secondaires au lycée de jeunes filles de Limoges, puis, au cours secondaires du 15ème arrondissement de Paris. Bachelière, licenciée en Histoire-Géographie, ayant également un bon niveau en anglais, elle enseigne trois ans de 1915 à 1919. En septembre 1919, suivant la tradition paternelle, elle entre au Ministère du travail. En 1920, elle passe brillamment le concours de rédacteur et est titularisée en 1922.

Elle prend position contre la collaboration dès les lendemains de l’armistice et développe une atmosphère de résistance au sein du ministère. Elle entre en liaison avec la Résistance et distribue des tracts dans les usines. Elle amène plusieurs de ses collègues à la lutte active et donne asile à des réfugiés poursuivis. En septembre 1943, elle est incorporée aux Forces Françaises combattantes, au titre du BCRA (Bureau Central de Renseignements et d’Actions), elle travaille alors comme agent de liaison dans un réseau qui prend en charge les officiers français et alliés. Agent P 1, elle assure l’hébergement des évadés lors de leur passage à Paris.

La Gestapo l’arrête le 4 juillet 1944 à son domicile parisien. Durant de cruels interrogatoires, elle parvient à ne pas parler sinon pour décharger plusieurs de ses collaboratrices, également arrêtées.

Internée à Fresnes, Marcelle Henry est condamnée à mort au moment ou elle est promue sous-lieutenant des Forces Françaises combattantes (agent P 2) et ne doit son salut qu’au désarroi allemand du mois d’août 1944, son dossier étant probablement égaré. L’approche des Alliés fait qu’elle est déportée le 15 août 1944 par le dernier convoi de 2 200 résistants et aviateurs alliés quittant Paris.

Arrivée le 21 août 1944 au camp de Ravensbrück, elle est envoyée à Torgau où les détenus travaillent pour une usine de munitions et d’explosifs. Elle refuse de travailler pour l’industrie allemande ce qui lui vaut des privations supplémentaires. En janvier 1945, le kommando est évacué sur Ravensbrück où Marcelle Henry est libérée par la Croix-Rouge, le 9 avril 1945.

Rapatriée en France le 14 avril par la Croix-Rouge, elle décède le 24 avril 1945 à Paris, à l’hôpital Claude Bernard, des suites de ses mauvais traitements. Elle est inhumée au cimetière parisien, à Bagneux (Hauts de Seine).

Chevalier de la Légion d’Honneur
Compagnon de la Libération décret du 27 avril 1945
Croix de guerre 39/45 avec palme
Officier du Mérite Social

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Emilienne MOREAU-ÉVRARD (1898-1971)

Alias : Jeanne Poirier, Émilienne la Blonde.

Emilienne Moreau est née le 4 juin 1898 à Wingles (Pas-de-Calais). Elle se destine à la carrière d’institutrice lorsqu’éclate la Première guerre mondiale.

Le 25 septembre 1915, alors que les Écossais du Black Watch contre-attaquent pour reprendre la ville, Émilienne n’a que 17 ans, s’empresse de se porter à leur rencontre pour leur communiquer les positions ennemies installées dans un fortin quasi inexpugnable. Grâce à ces indications, les Britanniques contournent et réduisent ce nid de résistance avec des pertes minimes. Immédiatement, Émilienne, avec un médecin écossais, organise dans sa propre maison un poste de secours, s’employant pendant 24 heures à y transporter les blessés et à leur prodiguer des soins.

Pour sauver un soldat anglais pris sous la mitraille, elle n’hésite pas à sortir de chez elle, armée de grenades et parvient avec l’aide de quelques soldats anglais, à mettre hors d’état de nuire deux soldats allemands, embusqués dans une maison voisine. Un peu plus tard, alors que la maison est cernée, elle se saisit d’un revolver et abat deux allemands en tirant à travers la porte. Finalement, la ville est reprise par les Britanniques.

Évacuée, elle est décorée de la Croix de guerre avec palme, sur la place d’Armes à Versailles. Les britanniques lui décernent la Military medal, la Royal Red Cross et l’ordre de Saint Jean de Jérusalem, cette dernière décoration n’étant que très exceptionnellement attribuée à une femme.

Ayant passé ses diplômes de l’enseignement, Émilienne Moreau termine la guerre comme institutrice dans une école de garçons à Paris. Après l’armistice, elle retourne vivre dans le Pas-de-Calais et épouse en 1932 Just Évrard, secrétaire adjoint de la Fédération socialiste du Pas-de-Calais. Elle devient secrétaire générale des femmes socialistes du Pas-de-Calais en 1934.

Au moment de la déclaration de guerre en septembre 1939, le couple Évrard et ses deux enfants vivent à Lens. Après un exode de courte durée, la famille se retrouve à Lens au lendemain de l’armistice de juin 1940. Emilienne, connue des Allemands pour son action durant la Première guerre mondiale, est immédiatement placée en résidence surveillée chez sa mère à Lilliers. Autorisé à rejoindre sa famille à Lens, elle commence par distribuer des tracts contre la capitulation et Pétain. La famille Évrard prend contact avec l’Intelligence service à qui elle fournit de précieux renseignements. Avec son mari, elle constitue fin 1940, la section socialiste clandestine de Lens.

Just Evrard est arrêté en septembre 1941, libéré en avril 1942, il passe en zone sud où Émilienne le rejoint à Thonon, puis à Lyon. Elle devient agent de liaison du réseau « Brutus ». Emilienne est connue alors dans la Résistance sous le nom de « Jeanne Poirier » ou « Émilienne la Blonde ». Elle assure les liaisons avec la Suisse pour « Brutus » et le Comité d’Action Socialiste (CAS) et exécute diverses missions vers Paris. Puis, elle entre au mouvement « la France au Combat » fondé en octobre 1943. À Lyon, elle échappe de justesse à l’arrestation lors de l’affaire du 85 de l’avenue de Saxe où 17 de ses camarades sont arrêtés par la Gestapo, fin mars 1944. Toujours à Lyon, en mai 1944, elle échappe de nouveau à une série de rafles qui déciment le réseau « la France au Combat ». Les Allemands qui l’attendaient chez elle, la mitraillent et la manque. Elle s’enfuit par les caves.

Traquée, elle est désignée pour siéger à l’Assemblée consultative provisoire d’Alger et doit être évacuée. Après plusieurs tentatives, elle part finalement pour Londres par une opération aérienne le 7 août 1944.

Elle sera décorée de la Croix de la Libération par le général de Gaulle, à Béthune, le 11 août 1945.

Émilienne Moreau-Évrard est décédée le 5 janvier 1971 à son domicile de Lens.

Émilienne Moreau-Evrard est décorée de :

 

Officier de la Légion d’Honneur 

Compagnon de la Libération          

Croix de guerre 14/18            

Croix de guerre 39/45


 Croix du combattant        

Croix du combattant volontaire de la Résistance     

Military Medal (GB)               

Royal Red Cross (GB)

Ordre de Saint-Jean de Jérusalem (GB)