Venezuela, Taïwan, Ukraine, nous y sommes. Le monde se divise en trois zones d’influences. Les trois plus grandes puissances se partagent la planète.
De par le passé, l’Histoire du monde a été le partage entre les puissances du moment. Il y a eu le partage du monde entre l’Espagne et le Portugal par le traité de Tordesillas, conclu le 7 juin 1494, sous l’égide du pape Alexandre VI, afin de partager le monde entre une zone réservée à l’Espagne et une zone réservée au Portugal, dans le cadre du processus des grandes découvertes.
Isabelle de Castille, Ferdinand d’Aragon et Jean II du Portugal se partagent pacifiquement la Nouveau Monde. La ligne de démarcation est placée à l’Ouest du Cap-Vert. Tous les territoires à l’Est de cette ligne reviennent au Portugal et ceux situés à l’Ouest sont acquis à l’Espagne. La France et l’Angleterre sont exclues du partage.

LE TRAITÉ DE TORDESILLAS
Le partage du monde à Yalta (du 4 au 11 février 1945).
À l’occasion de cette conférence, Roosevelt et Staline sont parvenus rapidement à un accord parce que les intérêts américains et soviétiques étaient convergents : tout d’abord, écraser l’Allemagne, ensuite partager le monde en zone d’influence. Dans cet esprit, celle de Charlemagne, avec laquelle les États-Unis ont des relations commerciales et culturelles les plus étroites, et d’où viennent la plupart des émigrants, sera réservée à l’influence américaine, tandis que l’Europe de l’Est, constituée d’États faibles et relativement récents, utile pour constituer un glacis protecteur de l’URSS, sera réservée à l’influence soviétique.

CHURCHILL, ROOSEVELT ET STALINE

LE BLOC DE L’EST AVEC L’ALBANIE, L’ALLEMAGNE DE L’EST (RDA), LA BULGARIE, LA HONGRIE, LA POLOGNE, LA ROUMANIE ET BRIÈVEMENT LA YOUGOSLAVIE.
En 2013, les Philippines ont demandé l’arbitrage de La Haye, les Chinois dépassaient les limites des droits maritimes autorisés. (Pékin a construit des îles artificielles qu’elle a militarisées). Pékin a tout simplement rejeté le dépôt de plainte. En 2016, la Cour d’arbitrage de La Haye s’est rangée du côté des Philippines. La Chine a tout simplement ignoré cette décision et a depuis intensifié ses activités militaires et commerciales dans cette étendue d’eau internationale, comme s’il s’agissait de son propre territoire.
L’armée populaire chinoise déploie souvent des manœuvres dans les airs et sur mer pour empêcher les USA et leurs alliés d’exercer la libre circulation en mer de Chine.
En modifiant progressivement le statu quo régional et international, Pékin a réussi à étendre ses revendications territoriales en mer de Chine méridionale et dans l’Himalaya aux dépens de ses voisins asiatiques. La Chine avance à pas de loup pour agrandir son territoire. Depuis 2015, la Chine a construit plusieurs villages à l’intérieur du territoire du Bhoutan, allié de l’Inde. En réalité, la véritable cible stratégique de la conquête de terres nouvelles n’est pas le Bhoutan, mais l’Inde ; En 2020, puis en 2022, les troupes indiennes et chinoises se sont affrontées au sujet de différents frontaliers. Il y a eu des morts et des blessés des deux côtés.
La tactique des « zones grises »

LES ÎLES ARTIFICIELLES, INCOULABLES PORTE-AVIONS CHINOIS
En vue d’étendre ses revendications en mer de Chine méridionale, la Chine a pris le contrôle de la majorité de la mer de Chine en construisant des îles artificielles entre 2013 et 2015, qu’elle a ensuite militarisées.
Les tensions entre la Chine et Taïwan sont montées d’un cran, lundi 29 décembre 2025, avec l’annonce par Pékin d’exercices militaires avec des munitions réelles autour de l’île de Taïwan qui annonce avoir détecté 89 avions militaires ainsi que 28 navires de guerre et de garde-côtes chinois.

EN ROSE, LES ZONES DE L’EXERCICE CHINOIS
Il devient évident que la Chine a déjà préparé le terrain pour prendre totalement le contrôle de Taïwan. À moins d’affronter directement l’Armée populaire chinoise, ni Taïwan ni les USA ne peuvent faire grand-chose pour mettre un terme aux opérations chinoises en « zones grises ».
Le monde est donc dans une phase finale avant une explosion armée. Sauf si les échanges commerciaux reprennent le dessus. L’Occident a besoin de la Chine, qui elle a besoin de son commerce pour évoluer. Les USA de Trump veulent étendre leur influence vers l’Amérique du Sud, vers le Canada et le Groenland. Poutine, le nouveau Tsar, veut remettre en place le rideau de fer au-delà des anciens pays du Pacte de Varsovie, pour se préserver de l’Otan. Aurons-nous les hommes politiques à la hauteur pour éviter une catastrophe ?