
LE SAPOTILLIER
FRUIT DU SAPOTILLIER
Il y a plus de 5 000 ans, les Mayas, au Mexique, mastiquaient de la sève de sapotillier, un latex appelé « chiclé ». Sur tous les continents, les peuples mâchaient des substances, les asiatiques mâchaient le bétel, dans les Andes, on chiquait les noix de kolatier et en Amazonie, on chiquait des boulettes de tabac. Les Européens adoptèrent d’ailleurs cette habitude à la suite de l’importation du tabac en 1560.

LE CHEWING GUM DES MAYAS
Le chewing-gum moderne est né en Amérique du Nord en 1869. Il est arrivé à New York dans les bagages du général mexicain, Antonio Lopez de Santa Anna (celui de Fort Alamo), qui venait d’être chassé de son pays. En fait, son trésor c’était 250 kg de sève séchée de sapotillier. Il va charger Thomas Adams de négocier le chiclé. Ce dernier le revend à un pharmacien. Plusieurs pionniers vont tenter d’améliorer le produit mexicain : William J. Whit ajoute du sirop de glucose dans son « Yucatan Chewing-Gum », William Semple, dentiste de l’Ohio, obtient le premier brevet d’invention du chewing-gum moderne en dissolvant du naphte et de l’alcool ainsi qu’une petite dose de réglisse. William Wrigley Jr. Se charge de lancer le produit sur tout le continent nord-américain grâce à une énorme campagne de publicité à la fin du XIXème siècle.

THOMAS ADAMS
Il semblerait que la gomme à mâcher était déjà présente sur le sol français dès 1914, dans un encart publicitaire dans le journal « La Dépêche » du 2 mai 1914, où les consommateurs sont désignés comme étant des «caoutchoucmanes ». Mais c’est surtout à la fin de la Première guerre mondiale, lors d’une expédition massive de chewing-gum organisée par la Croix-Rouge américaine, que 4,5 millions de chewing-gums sont débarqués en France pour les troupes américaines.
Dès le début de l’année 1920, des sociétés françaises, belges, britanniques et italiennes passent des commandes aux États-Unis pour commercialiser le chewing-gum en Europe.
En France, les G.I. de 1944, vont vraiment populariser le chewing-gum. L’un de ces G.I. ayant débarqué en Normandie, Courland E. Parfet décide de revenir en France en 1952 pour y lancer la marque Hollywood, un chewing-gum à la chlorophylle fabriqué en France dans une usine installée à Montreuil.
Dans l’entre-deux-guerres, le chewing-gum a été associé à la collection de petites vignettes, à des tatouages temporaires, puis Malabar ou Bazooka.
Le groupe Mars rachète en 2008 la Wn. Wrigley Jr. Et devient le leader du marché avec des marques comme Freedent, Airwaves, Orbit. Cadbury est le deuxième acteur avec les marques Hollywood, Trident et Clorets. En 1999, le marché du chewing-gum représentait 560 000 tonnes de gomme à mâcher.

La consommation de chewing-gum va cependant diminuer au début du XXIème siècle et le produit n’attire plus les jeunes. Une chute de la consommation pendant la Covid et le télétravail est à noter.
